Surfcasting Méditerranée

10/09/16 - En digue, avec les poulpes.

Il parait que les belles dorades sont prisent en ce moment le matin depuis les digues. Allons voir si cela se vérifie.

 

Nous sommes en Septembre, les dorades sont censées préparer l’arrivée de l’hiver en se goinfrant de crabes, couteaux et bibis. Pourtant rien ne se passe en plage !

L’air est encore (trop) chaud, l’été ne semble pas vouloir laisser sa place et les dorades n’ont pas changé de comportement alimentaire.

Les échos des pêcheurs du coin laissent penser que de gros poissons sont pris en bateau et en digue, aux heures les plus chaudes (12h-14h).

Ma digue préférée est très prisée. Les places y sont chères, très chères même. Je n’ai pas d’autre choix que de me lever avant le jour pour espérer avoir une bonne place. Cela fait bien longtemps que je ne me suis pas levé aussi tôt pour aller pêcher mais pour l’instant ma plus grosse dorade de la saison ne fait que 680g, alors j’ai trouvé le courage de programmer mon réveil à 4h.

J’arrive sur place à 5h et je ne suis pas le premier. Il y a même déjà un peu de monde resté pour la nuit depuis la veille. En prenant la température chez mes voisins, je comprends que la nuit fut très calme. 3 ou 4 poissons de petite taille, guère plus.

10/09/16 - En digue, avec les poulpes.

Je monte le matériel et attends sagement 7h que le jour se lève pour lancer mes lignes. Une canne au crabe et deux au couteau.

10/09/16 - En digue, avec les poulpes.

8h : Une belle touche se produit sur un couteau, mais celle-ci est sans suite.

8h30 : Je remonte une ligne au couteau pour inspecter l’appât lorsqu’un poisson s’en empare au vol. Je suis optimiste !

Pas de chance, c’est un gascon (saurel, chinchard) de 23cm qui a pris le couteau au vol. Je le relâche aussi tôt.

9h : Une touche au crabe sans suite ne me laissera que quelques pattes du crustacé.

Je remplace mon crabe et relance ma ligne. En posant la canne sur la pique je remarque que celle d’à côté est détendue. Trop tard, mon couteau a été partiellement grignoté mais le poisson n’est pas au bout.

9h25 : Une violente touche au couteau se produit sous mes yeux, mais une fois de plus elle est sans suite.

9h45 : Une grosse touche au crabe puis une grosse touche au couteau se produisent à quelques secondes d’intervalles. Je suis aux aguets en attendant la réplique. Pas de chance c’est encore sans suite.

En regardant sur toute la digue, il semble que je sois le seul à avoir des touches. Je me dis d’abord que c’est bon signe et puis je réalise que si personne d’autres ne voit du poisson alors c’est que les bancs ne sont pas là.

10h40 : Je rate une touche au couteau.

11h15 : En remontant une ligne au couteau, je pique un poulpe. Là je commence à comprendre pourquoi l’un de mes crabes avait disparu sans laisser de trace. Les poulpes sont sur la zone.

10/09/16 - En digue, avec les poulpes.10/09/16 - En digue, avec les poulpes.

12h25 : En remontant un couteau je sens une grosse secousse. Je rate le ferrage mais le poisson revient. Second ferrage, il y est. Il se bat bien et j’y crois vraiment. La déception est immense en voyant arriver une oblade piquée par le flanc.

10/09/16 - En digue, avec les poulpes.

Le reste de la journée a été aussi minable que la matinée. Personne n’a vu de poisson et mes voisins ont quitté la digue les uns après les autres. A 16h j’ai décidé d’en faire autant.

La prochaine fois, je retournerai pêcher en plage.

Partager cet article

Repost0

Commenter cet article