Surfcasting Méditerranée

15/09/16 - Coup de mer

La pluie et le vent se sont invités dans la région depuis 3 jours. Les températures ont chuté brutalement, la mer s’est formée et tout le monde attend l’accalmie (le tombant) pour ressortir les cannes.

Aujourd’hui semble propice. Le vent a tourné, la pluie a cessé. Mon stock d’appât est encore important alors il est temps de remettre les pieds sur le sable.

Pour profiter de la fin de journée, je fais en sorte d’arriver sur place avant 18h. Sans grande surprise, je ne suis pas le premier. Il y a des cannes de tous les côtés mais par chance mon emplacement fétiche est libre et j’ai même une seconde place disponible pour mon camarade Johann qui ne va pas tarder à me rejoindre.

Les vagues avoisinent les 80cm, l’eau a gagné une partie de la plage. J’ai un peu peur que les algues soient présentent et que le courant soit puissant.

Je lance un plomb portugais de 130g et celui-ci tient bien le courant. La seconde bonne surprise vient de l’absence d’algues.

15/09/16 - Coup de mer

J’arme ma première canne avec des couteaux. Une première touche intervient très rapidement, mais je n’ai rien au bout.

 

Ma seconde canne est armée au ver de sable et pour faciliter la visibilité des touches, je décide de remplacer le nylon par une bobine de tresse.

Premier lancer dans les vagues, je pose la canne sur la pique et celle-ci se met immédiatement à marquer une touche franche. Au ferrage, le poisson se bat bien mais il n’est pas gros. C’est une dorade de 28cm.

15/09/16 - Coup de mer

Je relance immédiatement et une nouvelle fois la canne se met à vaciller. La première touche est loupée, mais à la seconde j’ai bien réussi à piquer quelque chose. C’est lourd, très lourd. Si lourd que je commence à me demander si je n’ai pas attrapé un tas d’algues ou de moules. Quelques coups de tête me rassurent sur la présence d’un poisson. Je pompe progressivement, me voilà à 5m du rivage et je n’ai toujours pas vu la bête. La ligne se détend brutalement… je comprends que j’ai perdu mon poisson. L’hameçon s’est ouvert.

Ce n’est pas grave, le poisson est en activité et il faut en profiter. Je relance immédiatement.

 

Les petites touches sans suite s’enchaineront pendant plusieurs heures sans réussir à piquer le moindre poisson. Mes appâts remontent dévorés et je commence à penser que les petits Sars sont de sortie alors je monte une coque rouge en espérant qu’elle leur résiste un peu plus que mes couteaux et mes vers.

Rien n’y fait, mes coques sont aussi dévorées alors que les vers de Johann résistent plutôt bien, il vient d’ailleurs de piquer une dorade de 30cm.

Johann pêche plus loin que moi et je me dis immédiatement que les responsables de la disparition de mes appâts ne peuvent être que les crabes.

Ma suspicion est confirmée un peu plus tard en remontant un crabe de sable emmêlé dans le fil de latex de mon appât. Le vent se renforce, nous décidons de plier vers 23h sur ce maigre résultat.

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