Surfcasting Méditerranée

Caractéristiques et conception des cannes de surfcasting

Bonjour à tous.

Je vous propose aujourd'hui un article sur la conception des cannes et leurs caractéristiques afin de comprendre certains aspects techniques essentiels qui permettent de distinguer les différents modèles du marché et leurs usages.

Cet article est un peu long alors je vous invite à consulter le sommaire et suivre les liens pour vous diriger directement vers les chapitres qui vous intéressent le plus.

Préambule

Avant de démarrer cet article, je tiens à préciser que je ne suis pas un monteur de canne et que je ne le serai sans doute jamais de ma vie. Les informations que je vous partage ici sont le fruit de mon expérience, de mes propres recherches et des discussions que j'ai pu avoir avec quelques professionnels (monteur, représentant, concepteur). Il ne s'agit donc pas de dresser un état de l'art mais de vous partager mon interprétation.

Matériaux, poids de la canne, équilibre, puissance, anneaux... voici quelques-uns des paramètres techniques que vous devrez considérer pour faire votre choix et qui seront discutés dans cet article.

Le blank

Le blank est la partie la plus importante de la canne. C'est en quelque sorte sa colonne vertébrale. Réalisé en matériaux composites, il donne à la canne ses propriétés les plus évidentes comme sa longueur, son diamètre ou encore sa puissance.

Les blanks des cannes de surfcasting modernes sont construits en fibres de carbone tissées en nappes, enduites de résine puis assemblées à un canevas (scrim). La fibre de carbone est un matériau très performant à la fois raide et léger qui résiste très bien à la déformation.

Le module

La fibre de carbone est caractérisée par son module d'élasticité (module de Young) qui donne une indication sur la raideur du blank. Plus le module est haut, plus le carbone est raide.

Note : Le module est souvent exprimé en Tonne (T) en référence à l'unité de mesure tonne-force/mm².

On distingue cinq grandes catégories de carbone, de la plus souple (et la moins chère) à la plus raide (et la plus chère) :

  • 24T : Carbone à Haute Résistance
  • 30T : Carbone de Module Intermédiaire
  • 40T : Carbone de Haut Module
  • 46T : Carbone de Très Haut Module
  • 65T : Carbone de Très Haut Module Supérieur

Le choix du carbone a une influence sur le prix et le comportement de la canne mais également sur sa robustesse car plus le module est haut et moins il est résistant. Les cannes les plus robustes ne sont donc pas forcément les plus chères (c'est même souvent le contraire). Les fabricants associent couramment des fibres de différents modules pour obtenir un bon compromis entre raideur, robustesse, poids et coût du blank.

Le scrim

Le canevas collé à la feuille de carbone s'appelle communément le "scrim". Voici d'ailleurs une vidéo où on peut le voir très brièvement. Il est souvent réalisé en fibres de verre pour des raisons économiques mais peut aussi être fait en carbone sur les blanks les plus haut de gamme.

Le scrim sert d'armature à la nappe de carbone et évite au blank de s'écraser sur lui-même ou de se déchirer lorsqu'il est déformé (courbé). La composition et la forme du scrim jouent aussi sur la nervosité du blank, sur la quantité de résine à utiliser et en définitive sur le poids général du blank.

La résine

La résine thermodurcissable est l'élément sur lequel les fabricants ont le plus de latitude et s'autorisent des écarts importants. Elle sert à coller le carbone et le scrim pour former une nappe prête à cuire (pré-imprégné ou prepreg). La nappe de prepreg est ensuite enroulée autour d'un mandrin de métal, filmée de plastique pour exercer une pression afin de maintenir les matériaux ensemble et enfin cuite dans un four pour que la résine durcisse et stabilise (colle) les différentes couches enroulées du prepreg.

Note : Voici une vidéo qui montre le processus de fabrication d'un blank à partir d'une nappe de prepreg.

La composition de la résine à une conséquence sur son élasticité, la quantité qu'il est nécessaire d'utiliser et son coût. Plus le taux de résine du prepreg est élevé et plus celui-ci est facile à travailler (à cuire) pour en faire un blank mais en retour il sera plus lourd, plus souple et perdra en sensibilité car le module de la résine est très inférieur a celui du carbone (la résine est plus souple et élastique que la fibre de carbone).

Que faut-il comprendre ?

Connaître le module du carbone peut vous aider à vous faire une idée de la raideur de la canne mais gardez à l'esprit que les autres matériaux qui constituent le blank et sa géométrie (sa forme, plus ou moins conique) ont aussi leur importance et influencent énormément le comportement de celui-ci.

La qualité ou la performance d'une canne ne se juge pas simplement au module du carbone utilisé ! Ne vous laissez donc pas influencer par la fiche technique d'un catalogue qui peut masquer des pratiques de fabrication simplistes pour ne pas dire grossières.

A partir de fibre de carbone de haut module il est possible de produire des cannes de gammes très différentes. Avec un procédé soigné de fabrication, un scrim et des résines de qualité, la marque pourra proposer un produit haut de gamme, léger et réactif (généralement associé à de bons anneaux).
En revanche, en simplifiant le processus de fabrication et en économisant sur les matériaux comme le scrim et la résine, la marque pourra produire un blank d'entrée de gamme qui lui permettra de proposer la canne aux alentours de 100€ en l'équipant d'anneaux économiques. Les économies réalisées dans la composition du blank se traduisent entre autre par un taux de résine plus important qui alourdit la canne et l'assouplit. Le résultat final n'est pas comparable au blank haut de gamme alors que le carbone utilisé au départ pouvait être de même type. 

En résumé, plus le module du carbone est élevé, plus le blank est censé être sensible, raide et léger mais le reste des matériaux et la forme du blank ont un aussi un rôle dans son comportement, sa robustesse et son poids.

Souplesse, raideur et retour (recovery)

Voilà un point intéressant de cet article car on peut lire ou entendre beaucoup de choses confuses sur le sujet.

Souplesse et raideur sont une même notion qui détermine la capacité d'un matériau à se déformer avec plus ou moins de facilité. On parle de canne souple lorsqu'il n'est pas nécessaire de fournir un gros effort pour la faire travailler (la canne plie facilement). Une canne qui plie peu ou demande beaucoup plus d'énergie pour être mise en tension sera considérée comme raide (on la dit parfois rigide).

Selon votre technique de lancer et votre force, une canne peut vous paraître raide alors qu'elle paraîtra souple pour quelqu'un d'autre. Si vous lancez par dessus la tête (lancer à la belge) et qu'une canne vous semble raide, alors elle peut vous paraître convenable sur un lancer en plomb posé (qui charge mieux la canne) et peut vous sembler trop souple sur un lancer sud-africain (lancer rotatif avec plomb posé).

En progressant vous aurez l'impression que vos cannes s'assouplissent alors que ce sera sûrement votre technique qui s'affinera et vous permettra de mieux exploiter les cannes. J'ai fait cette expérience entre 2011 et 2014 avec des cannes Mitchell 180g. Lorsque je les ai achetées, ces cannes me paraissaient si raides que je n'hésitais pas à lancer des plombs de 150g avec. 3 ans après, je ne lançais plus que des plombs de 100g car j'avais amélioré ma technique de lancer et étais à présent capable de charger la canne correctement.

Le second aspect à considérer est le retour de la canne (recovery en anglais). Cette notion est étrangement peu utilisée en France pour décrire le comportement d'une canne alors qu'il s'agit du premier critère utilisé par les anglais pour se faire une idée des caractéristiques d'un blank et de son comportement au lancer.

Le recovery désigne l'aptitude du blank à se redresser après avoir été mis sous tension. Plus le recovery est rapide, moins le blank met de temps à reprendre sa forme rectiligne et plus il renvoie d'énergie lors du lancer. D'une manière générale, les cannes les plus raides sont celles qui offrent le recovery le plus rapide mais ce n'est pas forcément le meilleur compromis en toute circonstance.

À chacun de trouver le bon équilibre. Pour moi le bon compromis est celui qui me permet de charger la canne facilement tout en gardant une réserve d'énergie à exploiter en cas de besoin. J'ai longtemps laissé de côté les cannes très sportives comme la Grauvell Competition 2 ou la Shimano Surf Leader Ultra 4m35 (modèle 250g) au profit de cannes plus faciles comme la Daiwa Prime Caster, la Colmic 07 F1 ou la Yuki Orata TRT.

Action de la canne

L'action indique comment la canne réagit lorsqu'elle est mise sous pression et à quel endroit du blank se produira la flexion. On reconnaît correctement l'action d'une canne lorsque celle-ci est mise en tension et non en fouettant avec dans le vide.

Il existe principalement 3 types d'actions :

  • Action parabolique (action lente dite "slow")
  • Action semi-parabolique (action intermédiaire dite "regular" ou "moderate")
  • Action de pointe (action rapide dite "fast")

L'action de la canne dépend des matériaux utilisés dans la fabrication du blank mais aussi de sa géométrie :

  • Plus un blank est conique et plus son action sera rapide (de pointe).
  • Plus un blank est rectiligne et plus il tendra vers une action parabolique.

Notez qu'à la différence de la pêche au leurre où la canne est surtout mise à l’épreuve pendant le combat avec un poisson, en surfcasting il est fort possible que ce soit lors du lancer que la canne soit le plus solicitée et amenée à vous révéler son action.

Action parabolique

L'action parabolique est une action souple où la canne plie sur 2/3 de sa longueur, voire plus. Sur ce type d'action le talon de la canne travaille lui aussi. Une canne parabolique se montre très douce lors du combat avec un poisson mais elle peut manquer d'autorité et de contrôle sur la prise si elle est trop souple.

Les cannes paraboliques sont peu utilisées en surfcasting lourd moderne car la souplesse de la canne peut limiter sa performance de lancer et fait "danser" les cannes sous le vent (ce qui réduit la lisibilité des touches).

Les cannes de surfcasting d'entrée de gamme conçues avec du carbone "haute résistance" ou de module intermédiaire sont le plus souvent des cannes paraboliques. De même une canne construite avec un fort taux de résine tendra vers une action parabolique.

Il existe toutefois quelques très bons modèles de cannes paraboliques. Souvent de conception un peu ancienne et de fabrication artisanale, ils se font plus rares aujourd’hui car sont passés de mode.

Action semi-parabolique

L'action semi-parabolique est sans doute l'action la plus polyvalente car elle se situe entre l'action parabolique et l'action de pointe. Ici la canne plie sur la moitié voire les 2/3 de sa longueur. Le talon conserve une réserve de puissance qui se révèle utile lors du lancer. La canne est agréable lors du combat avec le poisson, elle encaisse les départs violents tout en permettant de conserver un bon contrôle sur la prise. La raideur est suffisante pour tenir en place sous la vague et le vent sans pénaliser la lisibilité des touches. Ce type d'action est idéale pour des pêcheurs réguliers.

Le blank d'une canne semi-parabolique sera le plus souvent construit en carbone à haut module ou à haut module supérieur.

Action de pointe

L'action de pointe est souvent désignée comme étant une action dite "rapide". Seul le dernier tiers de la canne travaille. Le second tiers de la canne est une réserve de puissance que le lanceur peut exploiter avec une bonne technique de lancer. Le talon de la canne est raide et ne travaille pratiquement pas.

Cette action présente plusieurs avantages en surfcasting lourd. Elle augmente les performances de lancer et offre un contact plus direct avec le poisson. La canne retranscrit beaucoup mieux les mouvements du poisson, ce qui se traduit par une meilleure lisibilité des touches et des sensations accrues lors du combat, même lorsque le poisson est loin du bord.

On parle également d'action de pointe marquée ou d'action "super fast" pour les cannes encore un peu plus raides où seul le dernier quart de la canne rentre en action.

Les cannes de surfcasting à action de pointe sont généralement conçues en carbone de haut module supérieur ou de très haut module.

Et la progressivité dans tout ça ?

Vous entendrez parfois parler d'une "action progressive" sans véritablement obtenir de définition à ce sujet. Pour les uns, l'action progressive désigne des cannes semi-paraboliques alors que pour d'autres il s'agit de cannes d'action de pointe.

Selon moi, la progressivité n'est pas une action mais une aptitude du blank à pouvoir évoluer convenablement sur plusieurs plages de puissance et présente une action différente en fonction de la pression à laquelle il est soumise. Le comportement typique d'une canne de surfcasting progressive pourrait ressembler à ceci :

  • En phase de pêche, la canne travaille uniquement du scion comme une action de pointe.
  • En combat et sur les lancers, la canne se comporte comme une semi-parabolique et plie jusqu'au second brin.
  • Sur des lancers puissants, la canne devient parabolique pour catapulter le plomb en douceur.

La progressivité est une caractéristique particulière que l'on retrouve sur les cannes à répartition et sur quelques modèles de cannes en 3 brins modernes très haut de gamme. Un gros travail sur la géométrie des cannes, le choix des matériaux et leur assemblage est nécessaire pour obtenir un blank véritablement progressif.

Les cannes à répartition 

Les cannes à répartition sont des cannes progressives, assez rares en France mais très répandues en Angleterre. Il s'agit de cannes puissantes et robustes capables de lancer de gros appâts à longue distance et à l'origine conçues pour une utilisation avec un moulinet à tambour tournant. Une parfaite maîtrise des techniques modernes de lancer est nécessaire pour exploiter pleinement ce type de canne.

Les cannes à répartition sont le plus souvent conçues en 2 brins. Le talon est très raide et plie peu lors du lancer. Le brin supérieur fonctionne comme un arc : plus on le charge et plus il libérera d'énergie lors du lancer mais plus on le charge et plus il devient difficile de le charger davantage. C'est la raison pour laquelle une gestuelle parfaite est nécessaire pour espérer charger au mieux ce type de canne.

La performance des cannes à répartitions s'accompagne de quelques contreparties :

  • Un entraînement particulier est nécessaire pour savoir exploiter la canne et le moulinet tournant.
  • L'encombrement de la canne une fois pliée dépasse 2m.
  • La robustesse de la canne s'explique en partie par une quantité plus importante de matière utilisée lors de la fabrication, le poids de la canne peut donc être assez élevé.

Puissance de lancer

La puissance des cannes de surfcasting s'exprime habituellement en gramme et donne une indiction sur la plombée à utiliser.

  • Surf léger : puissance indiquée de 30g à 120g. Plombée idéale de 40 à 70g.
  • Surf mi-lourd : puissance indiquée de 80g à 160g. Plombée idéale de 80g à 100g.
  • Surf lourd : puissance indiquée de 100g à 250g. Plombée idéale de 100g à 150g.

On parle généralement de "Beach Ledgering" lorsque le plomb utilisé n'excède pas 100g. Le beach ledgering rassemble finalement le surf léger et le surf mi-lourd et s’oppose au surf lourd.

Vous choisirez la puissance de votre canne en fonction des lieux de pêche que vous fréquentez et des conditions que vous rencontrez le plus souvent. Il est inutile d'acheter une canne de surf lourd pour pêcher avec des plombs de 30g dans les ports et les canaux. Une plombée inférieure à la plage de puissance recommandée ne permet pas de charger la canne de manière optimale. Inversement, une plombée supérieure à la plage de puissance du blank peut entraîner une casse lors du lancer.

Quelle puissance pour quel usage ?

Vous l'aurez compris, si la puissance de la canne détermine la taille des plombs que l'on peut utiliser, alors il faut s'intéresser au plomb pour choisir correctement sa canne.

En surfcasting on choisit la taille du plomb en fonction du courant mais également en fonction de la distance que l'on cherche à atteindre au lancer.

Plomb Type de canne Usage typique
30 à 80g Surf léger (30-120g) Pêche à courte distance depuis les digues, les ports, dans les étangs ou les canaux.
80g à 110g Surf mi-lourd (80-160g) Pêche en mer à moyenne distance depuis les digues ou en plage.
100g à 140g Surf lourd (100-200g) Pêche en plage par mer calme à peu agitée.
120g à 175g Surf lourd (100-250g) Pêche à longue distance et pêche par mer forte.
 
Note : si vous êtes un sportif dans l'âme en quête de record et que vous cherchez à vous dépasser à chaque lancer, ou bien que vous voulez propulser de gros appâts à plus de 120m alors armez vous d'une canne à répartition et d'une bonne dose de persévérance pour apprendre à vous en servir.

Puissance du blank, le faux-ami

Évoquer la puissance d’une canne dans une discussion entre pêcheurs peut renvoyer aux notions de nervosité et de robustesse de son blank, et non à la plage de puissance inscrite sur la canne.
On dit souvent d’une canne qu’elle est « puissante » lorsqu’elle est capable de lancer des plombs lourds avec aisance.

Il n'y a cependant pas de règle qui établisse une équivalence entre la plage de puissance inscrite sur la canne, sa nervosité et sa robustesse :

  • Une canne peut être très robuste mais peu nerveuse (voire molle).
  • Une canne peut casser avec un plomb inférieur à sa limite de puissance.

Les cannes bas de gamme faites en carbone haute résistance sont robustes mais souples. Il y a peu de risque de les casser au lancer mais elles ne sont pas non plus capables de propulser un plomb lourd efficacement.

La plupart des cannes sont désignées par une plage de puissance exagérément grande et il est préférable de ne jamais jouer avec la limite haute. Par exemple, les cannes prévues pour une plage de puissance de 100-250g se comportent très bien avec des plombées de 100g à 150g mais atteignent souvent leur point de rupture avant 250g.

Rares sont les marques qui affichent la plage de puissance réelle de leurs cannes où la plombée maximum indiquée est véritablement utilisable sans risque de casser la canne, mais il y en a quelques-unes. Il s’agit en général de fabrications artisanales.

Robustesse et nervosité dépendent des matériaux qui composent le blank et de sa géométrie. Cela nous ramène au module du carbone et à l’action du blank commentés précédemment

Longueur de la canne

La plupart des cannes de surfcasting que vous trouverez en Europe mesurent entre 4m20 et 4m50.

Note : Les standards sont un peu différents dans certains pays, soit pour des raisons morphologiques comme au japon où le standard se situe entre 3m65 et 4m05 (les japonais étant plus petits que les européens), soit pour des raisons historiques et pratiques comme en Angleterre où les cannes 2 brins ont longtemps mesuré 13' (3m90).

Votre taille aura une influence sur votre aisance à manier la canne. Plus vous êtes grand et plus il vous sera facile de maîtriser une longue canne. Une canne longue produit un effet de levier plus important qui pourra vous faire gagner quelques mètres au lancer mais gardez à l'esprit que plus la canne est longue et moins elle est maniable.

Le choix de la longueur de la canne reste avant tout une question de goût. Certaines personnes se sentent plus à l'aise avec des cannes de 4m20 et d'autres avec des cannes de 4m50. Si vous ne savez pas quelle longueur vous convient le mieux, alors je vous conseille de démarrer par une canne de 4m20 à 4m30.

Type de scion

Il existe plusieurs types de scions sur les cannes de surfcasting, certains robustes et puissants pour maximiser la distance de lancer, d'autres fins et sensibles pour favoriser la détection des touches.

Le choix entre un type de scion et un autre est une question de préférence personnelle et de style de pêche. Il n'y a pas de "meilleur choix" car ils ne s'utilisent pas tout à fait de la même manière, chacun ayant des avantages et des inconvénients.

Scion tubulaire

Le scion tubulaire est un scion creux et épais, le plus souvent réalisé d'une seule pièce ce qui préserve l'action du blank et sa progressivité.

Ce type de scion puissant est conçu pour favoriser le lancer à longue distance, en contrepartie la sensibilité à la touche n'est pas très bonne. C'est aussi le format de scion idéal pour les pêches lourdes dans le courant ou par coup de mer.

Les scions tubulaires sont vendus sous les appellations "Tubular", "Hollow" ou bien encore "Power".

Scion hybride

Les scions hybrides sont apparus en Espagne et se sont petit à petit imposés dans les autres pays. Il s'agit d'un scion composé d'une partie creuse et d'une pointe terminale en matériau plein (insert en carbone ou en fibre de verre).

En résumé, il s'agit d'un scion tubulaire qui a été sectionné pour y greffer une pointe fine et souple. La pointe du scion hybride est ainsi plus sensible qu'un scion tubulaire traditionnel afin d'optimiser la détection des touches. (Voir une vidéo de montage d'un scion hybride).

L'insert est collé par l'intérieur puis la jonction est renforcée par la pose d'une ligature ou d'un anneau qui permet alors de répartir les pressions de part et d'autre de la jonction afin d'en éviter la casse.

Les cannes à scion hybride n'offrent pas toutes le même niveau de sensibilité car celui-ci dépend de la longueur de l'insert et du matériau utilisé. On distingue 3 grands types de scions hybrides :

  1. Les pointes raides : Conçues en carbone, elles permettent à la canne de gagner un peu en sensibilité sans dénaturer le comportement du blank. Ce type de pointe convient très bien à la pêche des sparidés (sars, daurades) et des poissons nerveux en général.
  2. Les pointes progressives : La sensibilité est améliorée par une pointe carbone allongée et affinée ou par l'usage de la fibre de verre (plus souple que le carbone). Le rayon de courbure du scion se démarque distinctement de celui du blank et on peut bander un peu le scion comme un arc en tendant la ligne. Courber ainsi le scion lors de la mise en tension de la ligne permet de détecter efficacement les touches sans autre appareil.
  3. Les pointes courtes souples en fibre de verre : Les plus sensibles de toutes, ces pointes très souples peuvent facilement être pliée à 90° à la manière d'un buscle. La pointe est alors courte pour que la ligne puisse rapidement s'appuyer sur le blank lors du lancer et du combat afin de ne pas pénaliser l'action de la canne ni risquer de casser l'insert. Peu de marques proposent ce genre de scions très technique.

Note : la vidéo suivante montre les trois types de scions hybrides. Bien que les commentaires soient en espagnol, le contenu reste facile à comprendre.

On trouve des cannes hybrides chez de nombreuses marques sous les appellations "Hybrid tip", "Solid tip", "Sensitive", "Sensi tip" ou encore "Hybrid Test tip".

Scion buscle

Il s'agit d'un scion fin et très sensibles, le plus souvent conçu en fibre de verre. Contrairement au scion hybride (fait de deux pièces assemblées), le buscle est mobile : la pointe est soit télescopique, soit emboîtable. En cela, la canne à buscle se rapproche de sa cousine d'eau douce qu'est la canne à Quiver. On peut d'ailleurs trouver les cannes à buscle sous l'appellation "Sea quiver".

Les scions buscles sont utilisés sur les cannes de surfcasting léger où leur extrême souplesse permet de tendre la ligne convenablement avec de petits plombs (à partir de 30g).

Note : Il existe de rares modèles de buscles puissants qui n'ont pas rencontré un franc succès sur le marché.

Télescopique ou emmanchement ?

Les cannes télescopiques

Les cannes télescopiques ont pour principal avantage d'être très pratiques. Rapidement pliées et dépliées, elles sont aussi moins encombrantes que les modèles à emmanchement.

On trouve beaucoup de modèles télescopiques en entrée et milieu de gamme, la grande majorité étant prévue pour le surf léger ou le surf mi-lourd.

A la fois pratiques et économiques, les cannes télescopiques sont très utilisées par les pêcheurs occasionnels ou les pêcheurs en digue mais assez peu par les pêcheurs en plage car elles peuvent manquer de puissance pour envoyer les montages à grande distance. Il existe quelques très bons modèles de cannes télescopiques pour le surf lourd mais il s'agit le plus souvent de modèles haut à très haut de gamme. L'une des références du genre est le modèle "Hexagon 200" de chez Italcanna.

Le plus grand inconvénient des cannes télescopiques est que sur certains modèles les brins se coincent fréquemment sous l'effet de la chaleur et de l'humidité. La canne devient alors difficile à plier et vous risquez de la casser en insistant (surtout au niveau du scion). Le remplacement d'un brin cassé est particulièrement compliqué sur une canne télescopique car il faudra démonter tous les anneaux supérieures pour changer le brin.

Les cannes à emmanchement

Dans le monde du surfcasting, les cannes à emmanchement règnent en maître.
La conception par emmanchement permet de limiter le nombre de sections et donc de préserver la nervosité du blank. Les fabricants peuvent plus facilement obtenir des cannes d'actions rapides avec la conception par emmanchement qu'avec la conception télescopique.

Le format en 3 brins est le plus répandu car il offre un très bon compromis entre performance et encombrement du matériel une fois plié. Le format en 2 brins est celui qui offre la meilleure progressivité mais rend les cannes très encombrantes. C'est le standard des carpistes et des pêcheurs anglais. Enfin les cannes de voyage en 5 ou 6 brins sont des particularités qui n'intéresseront que les baroudeurs.

Il existe trois types d'emmanchement :

  • L'emmanchement droit
  • L'emmanchement inversé
  • L'emmanchement par spigot
Caractéristiques et conception des cannes de surfcasting

Sur l'emmanchement droit, le brin supérieur est mâle et le brin inférieur est femelle. Le talon est donc un brin femelle dans lequel vient s'insérer le brin suivant.
L'emmanchement droit est le plus courant sur les cannes 3 brins de surfcasting lourd et mi-lourd. Il a l'avantage d'être simple à réaliser et robuste. On obtient en général un talon raide, un porte-scion mi-raide et un scion souple. De cette manière, l'emmanchement droit permet d'obtenir des cannes d'action intermédiaire à rapide.

Comme son nom l'indique, l'emmanchement inversé est fait dans l'autre sens. Ici le brin mâle est le brin inférieur. On obtient ainsi une canne à la géométrie plus régulière et rectiligne car l'emmanchement ne cause pas de diminution brutale du diamètre. L'action qui en résulte sera plus facilement parabolique à semi-parabolique. L'emmanchement inversé est peu utilisé en surfcasting car il est plus fragile que l'emmanchement droit. On le trouve principalement sur des cannes légères où le choix de l'emmanchement inversé permet de proposer des modèles aux blanks très fins.

L'emmanchement par spigot est le plus technique des trois. Le spigot est une pièce cylindrique qui sert de jonction entre deux brins. Inséré et collé dans l'un des brins, le spigot est ensuite travaillé (poncé) pour s'insérer parfaitement dans le brin suivant.
Le but recherché ici est de conserver au maximum la progressivité du blank. L'inconvénient du spigot est qu'il crée malgré tout un point dur (ou "plat" comme le disent les anglais) que l'on perçoit très nettement sur des brins de petits diamètres. Pour limiter ce phénomène, les cannes sur spigots sont habituellement conçues avec le minimum de brins possible (2 brins, rarement plus).

Les anneaux

La qualité des anneaux est un point important de la sélection d'une canne car c'est l'élément qui est en contact avec la ligne. Par méconnaissance, les pêcheurs négligent souvent ce paramètre lors de leur achat.

Le japonais Fuji est le numéro 1 des fabricants d'anneaux depuis des décennies. Les produits Fuji sont parmi les plus chers du marché mais également parmi les mieux finis.

Viennent ensuite des fabricants comme Alps ou Pacific Bay (PacBay) qui proposent aussi des anneaux de très bonne qualité mais que l'on trouve moins souvent que Fuji sur les cannes de surf.

Shimano propose sa propre gamme d'anneaux sur certaines de ses cannes. Ce sont des anneaux de bonne qualité mais le fabricant a quand même choisi Fuji pour ses cannes haut de gamme.

Pour finir, les anneaux chinois ferment la marche avec des marques comme SeaGuide. La gamme de SeaGuide est vaste et contient aussi des modèles de qualité mais les fabricants font plus souvent confiance à Fuji pour leur haut de gamme et montent des anneaux SeaGuide sur leurs cannes d'entrée et milieu de gamme.

Armature des anneaux

L'armature est la structure métallique fixée sur le blank qui porte la bague. C'est en quelque sorte comparable à la monture des lunettes qui porte les verres. En surfcasting ou peut trouver des anneaux mono-pattes sur les cannes de surf léger mais d'une manière générale les modèles tri-pattes sont les plus utilisés car plus solidement fixés au blank.

Il existe différentes formes d'armature. Les cannes de surfcasting sont surtout construites avec des anneaux aux armatures de type "Low Rider" et "K". On trouve également quelque cannes équipées d'anneaux "MN" et de nouveaux modèles équipés d'un ou deux anneaux RV.

Anneaux MN

Les armatures MN sont un peu plus anciennes et moins chère que les deux autres mais toujours très efficaces. On les trouve principalement sur des cannes d'entrée à milieu de gamme, sur des cannes de puissance moyenne et sur des cannes non conçues pour supporter les lignes en tresse.

Anneaux Low Rider (LC)

Les modèles Low Rider on été introduits au début des années 2000 dans le but de corriger les principaux soucis causés par les tresses.

Les tresses étant très souples, deux problèmes majeurs se sont présentés avec les anneaux de génération précédente :

  1. l'oscillation de la tresse entre en collision avec le blank, causant une perte d’énergie au lancer
  2. la formation occasionnelle de boucles autour des anneaux, bien plus problématique encore

La solution apportée par Fuji avec le Low Rider consiste à surélever les pattes pour réduire les chocs contre le blank, réduire le diamètre des bagues pour contrôler l'oscillation de la ligne (étouffer l'ondulation), et une forme particulière des pattes (allongées et en biais) pour éliminer les boucles. Voici une vidéo intéressante à ce sujet (elle est en japonais mais les images parlent d'elles-même).

Les cannes montées en armatures Low Rider (LC) présentent donc des anneaux de départ étroits. Si ce principe est efficace sur des lignes très souples comme les tresses, le faible diamètre de l'anneau peut causer quelques soucis avec les gros nylons (plus raides), raison pour laquelle les anneaux LC n'ont pas rencontré un franc succès sur les cannes à carpe par exemple.

Note : on recommande les LC pour des lignes n’excédant pas 25/100 (et j'ai même envie de dire 20/100). L'usage de nylons plus épais reste bien entendu possible mais vous pouvez constater lors du lancer un phénomène d'engorgement du fil   au niveau du premier anneau   qui va engendrer des collisions contre le blank et les pattes de l'anneau. La distance de lancer sera pénalisée.

Anneaux K (KW)

Les anneaux K sont des modèles modernes qui sont devenus le standard aujourd'hui. Ils ont été conçus par Fuji dans un effort de concilier l'usage des tresses et du nylon (le Low Rider ayant montré ses limites sur les nylons raides).

Les armatures bi-pattes (appelées KW) ressemblent un peu aux modèles MN si ce n'est que la bague est inclinée pour démêler automatiquement les boucles qui peuvent se produire lorsqu'on lance de la tresse. Le principe est très bien expliqué dans cette vidéo.

Note : attention à la taille de l'anneau d'entrée car si celui-ci n'est pas assez large alors des boucles peuvent se former avec les nylons. C'est assez rare mais cela arrive, j'ai parfois ce problème avec une de mes cannes.
Caractéristiques et conception des cannes de surfcasting

Anneaux RV (Reverse Guide)

Les anneaux RV sont la dernière génération d'anneaux Fuji. Ils représentent une évolution des anneaux K (bien que ce ne soit pas flagrant au premier coup d’œil). La différence provient du fait qu'ils sont montés à l'envers.

Tout comme les anneaux K, la bague est inclinée vers le scion mais le reste de l'armature est retournée de sorte que la double patte est montée en direction du scion (l'inverse d'un anneau K donc).

Note : cette façon de monter les anneaux était déjà connue des anneaux Low Rider où il est fréquent de retourner le premier anneau (le plus proche du talon) pour éviter que les spires de fil ne s'emmêlent dans les doubles pattes en sortie de moulinet.

Les anneaux RV sont finalement une sorte de compromis entre les anneaux Low Rider et les anneaux K dont le but est d'améliorer le guidage des spires de fil en sortie de moulinet avec le moins de frottement possible.

Notez que Fuji a conçu les anneaux RV pour recevoir la ligne en sortie de moulinet. Il s'agit donc du premier voire des deux premiers anneaux de la canne en partant du talon. Le reste de la canne est en principe montée avec des anneaux K. Certaines marques ont toutefois créé des modèles entièrement RV et LRV (LRV est un modèle plus bas et plus court, conçu à l'origine pour les cannes de bait casting).

A la page RV du catalogue Fuji, figure la mention "Exclusively designed for stripping guide" ce qui signifie "exclusivement conçu pour servir de stripping guide" or le stripping guide est le plus gros anneau de la canne, au plus près du talon.

Matériaux des armatures

Les armatures sont confectionnées dans l'un de ces 4 types de matériaux :

  • Acier peint ou laqué
  • Acier chromé
  • Acier inoxydable
  • Titane

Les anneaux en acier laqué sont rares sur les canne mer car le laquage n'offre pas une protection suffisamment durable. Tôt ou tard l'anneau finit par être attaqué. On trouve ce genre d'anneaux sur les cannes bas de gamme.

Les anneaux en acier chromé ont subit un traitement de surface au chrome qui les protège de la corrosion. Ils résistent bien à l'humidité mais l'exposition répétée au sel va causer quelques traces de rouille. Un nettoyage régulier est nécessaire pour les préserver. Attention, il y a beaucoup d'anneaux chromés bas de gamme provenant de chine sur les cannes d'entrée de gamme. Le chromage des anneaux bas de gamme est insuffisant et ne protège pas longtemps de la corrosion.

Les anneaux inox sont les plus communs sur les cannes de surfcasting. Ceux-ci craignent peu la rouille mais un rinçage à l'eau douce est recommandé. Même le meilleur des inox finit par s'oxyder s'il est exposé au sel en permanence.
Là encore on trouve des anneaux inox de bonne qualité comme ceux de Fuji réalisés en inox 316 (inox marine) et des anneaux chinois en inox 304 (inox alimentaire) comme la série Atlas de la marque SeaGuide qui verdissent au contact du sel. Si vous possédez des anneaux low rider de forme ovale, alors rincez les biens car ce sont des SeaGuide en inox 304 (SS304 dans le catalogue Seaguide) qui ne sont pas conçus pour résister au sel.

Les armatures Titane sont les plus haut de gamme que vous puissiez trouver sur les cannes de surf. Le titane est beaucoup plus léger que l'acier et ne rouille absolument pas. Ces armatures sont de loin les meilleures mais aussi les plus chères.

La bague

La bague de l'anneau est la partie lisse intérieure où circule le fil.
Le plus souvent ronde, vous pouvez trouver aussi quelques modèles de bagues ovales. Je ne suis pas bien convaincu de l'intérêt d'une bague ovale, mais soit...

Les bagues sont réalisées dans différents types de matériaux qui sont des alliages complexes de métaux et de céramiques. vous entendrez parfois parler de "céramique" ou de "pierre" pour désigner la bague.

Hard Ring, Fuji O ou encore Hardloy : Entrée de gamme des fabricants, les anneaux en Alumine (oxyde d’aluminium) sont économiques. L'alumine n'est pas suffisamment dure et lisse pour permettre l'usage régulier des tresses, raison pour laquelle on lui préfère l'Alconite ou le SIC.

Alconite : Oxyde d’aluminium renforcé. Cette évolution de l'alumine est devenue le matériau le plus courant sur le marché des anneaux. Il s'agit d'un alliage de gamme intermédiaire qui propose une très bonne finition à prix raisonnable. L'alconite est suffisamment lisse et résistant pour supporter l'usage occasionnel de tresses. Attention toutefois de bien choisir une bague Fuji alconite car les alconite chinois sont plus tendres et finissent par être altérés (sciés) par le passage de la tresse. L'Alconite de Fuji représente à mon avis le meilleur compromis entre prix et performance sur le marché des cannes de surf en Méditerranée. Il est préférable d'opter pour un Alconite Fuji que pour un SiC chinois bas de gamme.

SIC : Carbure de Silicium, le sic véritable est un matériaux très lisse et résistant à la friction. C'est le premier matériau recommandé pour une utilisation intensive de lignes tressées. Pendant longtemps la référence ultime, le SIC a été détrôné par la Torzite.
Attention, tous les SIC ne se valent pas ! Le Fuji SIC est de loin le meilleur. Les SIC chinois sont de piètre qualité.

La Torzite est une nouvelle génération de céramique aux propriétés incroyables: légère comme une plume et incroyablement dure. La dissipation thermique est si bonne qu'il est possible de créer des bagues deux fois moins épaisses que le SIC. Associée à une armature titane, la Torzite donne un anneau d'une qualité exceptionnelle et à la légèreté inégalée à ce jour.

Influence des anneaux

La répartition des anneaux, leur type et leur nombre ont une influence sur l'action de la canne, sur son poids et sur son équilibre. Déplacer les anneaux et/ou changer de modèle modifie le comportement du blank.

On préférera les anneaux de gros diamètre pour pêcher avec des lignes de nylon de fort diamètre (30/100 et plus). Cela favorise le passage des spires de fil en sortie de moulinet car les nylons de gros diamètre présentent plus de mémoire que les fils fins et sont plus difficiles à redresser.

Note : C'est la raison pour laquelle les anneaux Low Rider ne sont pas recommandés pour les nylons de gros diamètres. Leurs bagues étroites peuvent créer un engorgement du fil en sortie de moulinet.

Disposition et taille des anneaux

La répartition et la taille des anneaux des cannes de surfcasting suivent majoritairement l'une ou l'autre des deux théories suivantes :

  • Disposition en cône (Cone of Flight)
  • Cône suivi d'un tunnel (Fuji N-G-C)

Il existe d'autres modèles de répartition que l'on ne rencontre quasiment pas sur le matériel de surfcasting de grande marque mais que peuvent adopter des artisans monteurs. Nous allons nous intéresser seulement à ces deux-ci car ce sont les plus courants.

Cone of Flight (COF)

La théorie du COF consiste à laisser le fil "voler" librement, le guider en douceur et l'amener à se redresser très progressivement. On peut d'ailleurs voir les spires de fil passer à travers les anneaux tout le long de la canne.

Les anneaux forment un cône jusqu'à la pointe de la canne. Cette disposition des anneaux est ancienne mais reste utilisée aujourd'hui, en particulier sur les cannes qui se destinent à des pêches en nylon de fort diamètre (la carpe notamment).
Cette manière de guider la ligne est effectivement réputée bien convenir aux nylons de gros diamètres qui sont beaucoup plus raides et ont plus de mémoire que les nylons fins ou que les tresses. Ils sont donc plus difficiles à redresser.
En revanche, les tresses peuvent causer des boucles et taper dans le blank en raison de leur extrême souplesse.

Fuji N-G-C

Le New Guide Concept, introduit par Fuji en 1995, est composé d'un cône de réduction suivi d'un tunnel.

Cône de réduction : succession d'anneaux dont la taille réduit progressivement en forme de cône.
Tunnel
: succession de petits anneaux de même taille (ou presque) sur le scion menant à l'anneau de tête.

Le cône de réduction agit comme un entonnoir qui atténue les oscillations de la ligne pour parvenir à une circulation quasiment droite du fil dans le tunnel.

La plupart des cannes modernes de surfcasting sont conçues sur ce principe (ou similaire) qui permet de :

  • contrôler plus rapidement les ondulations du fil afin de réduire les torsions et les boucles,
  • abaisser la taille des anneaux sur le scion pour diminuer leur poids
  • augmenter le nombre d'anneau pour d'améliorer le maintient de la ligne et accroître la puissance restituée par la canne.

Ce type de disposition convient très biens aux lignes souples (nylons fins) mais convient moins aux nylons de gros diamètres, surtout si l'anneau d'entrée du cône de réduction (appelé "stripper" ou "butt guide") n'est pas très large.

Le choix de la taille des anneaux, leur nombre et leur disposition sur le blank est un calcul complexe. Les fabricants d'anneaux et de blank fournissent des guides et des règles de calcul à destination des monteurs pour obtenir un bon compromis entre la répartition des forces le long du blank et le poids ajouté à celui-ci par les anneaux.

Note : Le K-R Concept est une évolution du N-G-C qui s'applique aux cannes de pêche au leurre (spinning et baitcasting). Certaines marques prétendent monter des cannes de surfcasting sur ce concept mais n'en respectent pas les principes. Elles appliquent en réalité le N-G-C. Je vous encourage à lire l'explication (en français) du K-R Concept de Fuji, l'article est très instructif. La vidéo du K-R Concept est aussi très intéressante.

Poids et empattement des anneaux

Au delà de leur diamètre et position sur le blank, deux caractéristiques de l’anneau ont aussi un impact sur l’action de la canne :

  • Le poids de l’anneau
  • L’empattement (forme et écartement des pattes)

Le poids des anneaux a une repercussion sur l'action de la canne. Plus les anneaux sont légers, plus le tonus du blank est préservé. A l’inverse, des anneaux lourds assouplissent le blank et pénalisent sa capacité à se redresser rapidement. Le poids des anneaux dépend des matériaux qui le composent. Sans surprise, plus on monte en gamme et plus l’anneau est léger.

L’empattement dépend du modèle d’armature et de la taille de l’anneau. Plus l’écart entre les pattes est élevé et plus le blank va se trouver rigidifié par l'anneau qui agit comme un renfort (il fait office de béquille en quelques sortes). L'influence de l'empattement fait débat, certains monteurs affirment que le poids de l'anneau a beaucoup plus d'importance et donc qu'un anneau mono-patte rendra le blank plus raide car il est plus léger que son équivalent bi/tri-patte.

Influence sur l'action de la canne

Pour bien se rendre compte de l'influence des anneaux, il faut observer le comportent de deux blanks identiques montés avec deux types d'anneaux différents. La comparaison la plus flagrante consiste à opposer les anneaux KW aux anneaux Low Rider (LC).

Lorsqu'un modèle de canne est décliné en anneaux LC et en anneaux KW, on constate que la version LC est plus tonique que la version KW.

Sur la version LC : le second brin (qui porte les plus gros anneaux) est rigidifié. L'action du blank est déplacée vers le scion.

Sur la version KW : le second brin est allourdi et assoupli, le point de flexion redescend sur le second brin. L'action du blank est alors adoucie

Ce que cela donne avec la gamme Fuji

Pack d'anneaux Effet sur le blank
KW Inox Alconite et SIC Assouplissement
KW Titanium SIC Assouplissement réduit
KW Titanium Torzite Assouplissement minimum et allège la canne
Low Rider Inox Augmente potentiellement la raideur
Low Rider Titanium Augmente la raideur et allège la canne

Les packs d'anneaux KW Alconite et KW SIC sont les plus lourds, principalement à cause des modèles de gros diamètres dont le poids de la céramique et de la monture (inox) est important. Ils assouplissent significativement le blank.

Viennent ensuite les anneaux KW Titanium SIC, 30 à 35% plus légers que les précédents. Le gain de poids permet de réduire l'impact des anneaux sur l'action. L'assouplissement de la canne est réduit et l'équilibre est amélioré.

Les anneaux Torzite sont les plus légers de la gamme Fuji. Leur céramique ultra légère et leur monture en titane permettent de respecter au mieux l'action et l'équilibre du blank.

Les anneaux Low Rider sont ceux qui présentent le plus fort empattement parmi tous ceux employés en Surfcasting. Le poids d'un pack d'anneau Low Rider est aussi plus faible qu'un pack d'anneau KW à matériaux équivalents (les bagues des anneaux du cône de réduction sont beaucoup plus petites sur les Low Rider). Les Low Rider ont ainsi tendance à rigidifier les cannes, essentiellement sur le second brin qui porte les deux plus gros anneaux.

Le porte moulinet

Il y a deux grandes familles de porte moulinets :

  • les modèles à vis
  • les modèles a crémaillère.

Les modèles à vis sont les plus répandus. Pratiques et économiques, ils offrent un très bon maintient du moulinet et une excellente prise en main. Prenez soin de nettoyer le pas de vis de temps en temps pour éviter que le sel et le sable ne viennent bloquer la bague. Ne forcez pas sur la bague en plastique car si elle vient à se fendre, votre port moulinet sera fichu et le changer sera particulièrement pénible et coûteux.

Les modèles à crémaillère sont mes favoris car ils sont plus fins et permettent d'avoir la main directement sur le blank. Il faut par contre choisir des modèles de bonne qualité comme ceux de chez Fuji, sinon le maintient du moulinet peut en pâtir. Ce type de porte moulinet reste encore assez rare sur les cannes de surf européennes.

Le porte moulinet est un peu secondaire dans le choix d'une canne mais il est possible qu'un modèle vous paraisse plus confortable qu'un autre, donc faites-y attention.

L'équilibre, sinon rien !

L'équilibre du matériel est un critère de choix très important que personne ne devrait négliger.

L'erreur classique est de choisir sa canne et son moulinet indépendamment l'un de l'autre. De ce fait, vous pouvez acquérir une canne formidable et un moulinet fantastique qui ne sont malheureusement pas fait pour cohabiter.

J'ai fait cette mauvaise expérience il y a quelques années. Je disposais de cannes de surf mi-lourd très légères et mes moulinets étaient clairement sous dimensionnés. J'ai commis l'erreur d'acheter sur internet d'excellents moulinet (Shimano Power Aero XTA) sans les avoir eu en main auparavant. Au final, ces moulinets étaient trop lourds et trop gros pour mes cannes alors qu'ils se sont montrés parfaits avec des cannes plus puissantes et plus lourdes.

Lorsque l'équilibre est bon, la canne bascule facilement au lancer et ne tire pas sur le bras lorsque vous la tenez à l'horizontal.

Si le moulinet est trop léger pour la canne, vous aurez la sensation que la canne pèse sur le bras et vous devrez compenser en jouant des muscles.

Si le moulinet est trop lourd pour la canne, vous devrez faire preuve de force pour bloquer correctement votre geste lors du lancer afin de compenser l'inertie du moulinet. Il y a de grande chance que le déséquilibre du matériel entraîne des lancers déviés, parfois à gauche et parfois à droite selon votre capacité à résister à l'élan du matériel.

En bref, essayez de choisir une canne qui s'accorde bien avec votre moulinet ou inversement selon l'ordre dans lequel vous vous équipez.

Une canne chère est-elle meilleure ?

Plus on monte en gamme et plus le matériel est technique. Plus il est technique et plus il coûte cher, c’est une évidence.

On a naturellement tendance à penser qu'un matériel plus cher est de plus grande qualité et qu'il offrira un plus haut niveau de performance ou de confort. Et pourtant, la canne la plus chère n'est pas forcément la meilleure pour vous ni la mieux adaptée à l'usage que vous en ferez.

Tout le monde sait qu'il ne suffit pas d'utiliser la raquette d'un grand champion pour gagner le tournoi de Roland Garros. C'est la même chose pour les cannes ! Selon votre niveau, votre manière de lancer et vos préférences, il se peut qu'une canne très haut de gamme ne vous apporte rien de plus qu'une canne de gamme intermédiaire.

Anecdote : En 2011 j'ai pu acheter à bon prix une canne très haut de gamme qui me faisait rêver depuis des mois. J'ai évidemment sauté sur l'occasion sans même avoir essayé le matériel.
Malheureusement, cette canne s'est révélée être bien trop technique pour moi à cette époque. Trop puissante, trop raide et lourde, l'utiliser toute une soirée me causait des douleurs dans le dos et les bras. Je me suis acharné en vain pendant deux ans. Écœuré, j'ai fini par la revendre à prix bradé pour racheter des cannes plus simples qui me donnaient de meilleurs résultats.

Entendons nous bien : je ne dis pas que le matériel haut de gamme n'a pas d'intérêt, bien au contraire, mais il vous faudra un niveau technique et d’exigence avancé pour l'apprécier à sa juste valeur et l'utiliser à ses pleines capacités. Au-delà des options de confort comme la légèreté, se trouvent des caractéristiques de performance au lancer qui demandent une bonne gestuelle pour parvenir à en profiter.

Mes conseils

Aucune canne ne peut couvrir tous les cas d'usage possibles à la fois, il faut bien en être conscient. Essayez le matériel avant de l'acheter si vous le pouvez. Demandez par exemple à vos amis de tester leur matériel ou bien participez aux journées d'exhibitions organisées par les marques et les magasins. Acheter une canne à l'aveugle revient à prendre le risque de sur-investir ou d'être déçu du matériel, quand ce n'est pas les deux en même temps.

Pour bien choisir une canne il est important de définir l'usage que vous en ferez. L'un des paramètres qui peut être décisif en surfcasting est la performance de lancer. Le second paramètre qui m'importe tout autant est le poids et l'équilibre du matériel qui contribue au confort de pêche. Un équilibre optimal rend le matériel plus facile à manipuler alors qu'un ensemble léger permet au pêcheur d'économiser ses forces lors de longues sessions.

Courte distance (< 60m)

Une canne de surf léger (30-100g) fera l'affaire car la distance est faible et le courant est faible également.

Un scion à buscle (scion souple en fibres de verre) sera particulièrement avantageux sur les pêches fines avec des plombs très légers (30 à 50g). Je vous conseille d'envisager cette option.

Pour un premier équipement et une utilisation occasionnelle (1 fois par mois) vous pouvez opter pour un modèle télescopique qui sera à la fois économique et pratique.

Si vous êtes un pêcheur régulier (au moins 2 fois par mois), une canne semi-parabolique à emmanchements inversés vous offrira un plus grand confort avec un diamètre inférieur et une action plus tonique. Certains modèles disposent même de scions interchangeables, un avantage non négligeable.

Moyenne distance (60-100m)

Que vous pêchiez dans les étangs ou en mer, une distance moyenne de 80m nécessite un peu plus de puissance. Une canne de surf mi-lourd (80-160g) vous aidera à atteindre la distance souhaitée.

Là encore une canne télescopique de gamme intermédiaire pourra suffire mais si votre budget vous le permet alors je ne peux que vous recommander une canne à emmanchement d'action semi-parabolique.

Longue distance ( >100m)

Ici il n'est pas question de lésiner sur la puissance. Pour propulser un montage à longue distance, il vous faut impérativement une canne de surf lourd (100-250g).

Une carbone de haut à très haut module est préférable pour vous offrir à la fois la performance de lancer et le confort de la légèreté.

Aucune canne d'entrée de gamme ne vous offrira la performance et le confort que vous pouvez espérer pour pêcher à longue distance. Votre budget devra être en conséquence : en dessous de 150€ il sera difficile de trouver une canne (neuve) convenable. Les modèles les plus performants et les plus légers sont positionnés entre 300€ et 700€.

Conclusion

Comprendre les termes techniques utilisés par les marques pour promouvoir leurs produits vous permettra de vous faire une idée de ce que vous achetez et de ce que vous pouvez en espérer.

Ne vous laissez pas piéger et apprenez à faire la part des choses entre les caractéristiques d'une canne et les véritables intérêts qu'elles représentent pour vous. Vous devez être en mesure d'exprimer clairement votre besoin avant d'acheter et votre budget doit être à la hauteur de vos ambitions et de votre besoin réel.

Si vous êtes exigeant de nature (comme moi) ou que vous pratiquez une pêche technique alors gardez à l'esprit que rien ne remplacera jamais un essai en conditions réelles.

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Ahmed 30/06/2020 11:21

très aimable à vous jeremie, merci encore pour vos conseils.

Ahmed 29/06/2020 16:05

Salut jeremie, une fois je vous ai demander l avis sur la canne fishing ferrari et suite à vos précieux conseils je l ai revendu est opter pour 2 Cannes de 4m20 La Daiwa Emblem 100 à 225 de 445 gr Hybride et une autre Daiwa Crosscast x de 100 à 200 tubulaire quel est votre avis est merci bcps, amicalement d'Alger.

Jérémie 02/07/2020 23:58

Tu peux lancer du 150g avec, mais tu vas sentir que la canne est moins performante qu’en 130g.
L’Emblem est assez comparable à mes Orata TRTsi ce n’est que L’Orata à des anneaux SIC Titane et se montre un petit peu plus sensible.
C’est le genre de cannes avec lesquelles je suis plus à l’aise en 110g qu’en 130g.

Je parle de canne puisante quand elle est capable de lancer véritablement du plomb de 175g ou plus dans de bonnes conditions.
C’est une autre catégorie de matériel auquel je commence vraiment à prendre goût.

J’adore le porte moulinet à crémaillère Fuji NS7. On aime ou on aime pas, moi j’adore ça.
D’ailleurs beaucoup de mes cannes sont montées en NS7.

Skandar 02/07/2020 19:56

Bonjour Jérémie
Pour la daiwa emblem quand vous dites qu'elle n'est pas très puissante quel est sa limite de plomb.
J'ai vu que des pêcheur espagnoles l'on déjà testé avec du 125 et 130 en OTG et à priori elle supporte bien.
Je possede déjà 2 depuis peu avec quelques poissons à leurs actives dans une dorade de 40 cm mais en terme de lancer j'hésite encore a exploité tout leurs potentiel par peur de faire une baitise :).
Leur faiblesse est les anneaux LR concept O et vous pensez quoi du PM LS 7 qui les équipes ( d'habitude c du NS 7 que l'on met d'ailleurs il équipe la canne liberty qui est vendue moins chère).

Jérémie 29/06/2020 22:24

L’Emblem est une canne fine et bien finie, bien adaptée à la pêche des sparidés comme les Sars, les Marbrés et les Daurades.
Ce n’est pas très puissant, le plomb idéal se situe entre 100 et 120g. En revanche c’est léger et très agréable en main.
La déclinaison hybride est vraiment intéressante.

La Crosscast est un modèle d’entrée de gamme que je n’ai jamais eu en main. Je ne peux pas m’exprimer à son sujet.

MedClub 01/06/2020 16:35

Merci Jérémie pour ton article,j'ai apprécie beaucoup l'effort pour mettre en valeur toutes ces détailles.Ma question c'est que je participe souvent aux compétitions de la pêche a la ligne et en même temps pour plaisir.Pourrais-tu m'aider pour choisir une canne qui fait l'affaire(surf lourd et léger) Sachant comme budget je ne dépasse pas le prix de la saiko A10 yuki.Merci bien.

Jérémie 01/06/2020 17:43

La Saiko A10 est une très belle canne que je te recommande. C’est très agréable au lancer comme en action de pêche.

La Yuki Aston One est vraiment sympa aussi. Très fine, idéale avec des plombs de 100-120g mais elle peut supporter plus.

Dans la même gamme de prix tu as la Daiwa Prime Caster 3.

En occasion tu trouveras du matériel plus haut en gamme pour 250-300€ comme des Colmic 07F1 ou bien des Yuki Maseraty.

Tous ces modèles sont des cannes de surf lourd pour pêcher en 100g minimum. Pêcher plus léger est possible mais tu auras du mal à tendre la ligne correctement sans tracter le plomb.

ahmed 15/02/2020 00:01

bonjour d alger la blanche,svp quel est votre avis sur la canne surfcasting fishing ferrari hypercast 4,20m 100 200 gr du fabricant linea effe et merci d avance.

Jérémie 15/02/2020 00:54

Lineaeffe est une marque très peu distribuée sur le marché du surfcasting. En France j’en ai jamais vu. En Espagne quelques rare boutiques en vendent un peu.

Leur catalogue donne très peu d’information, tout comme les sites italiens.
Il est difficile de se faire une idée avec aussi peu de détails.

Si je devais choisir sans pouvoir toucher le matériel alors je me tournerai vers un modèle au même prix d’une marque connue comme Daiwa, Sunset, Vercelli ou même Decathlon qui vient de sortir une nouvelle série de canne très bien construite.

Kevin 16/12/2019 20:07

Merci pour ton article je dois acheter ma prochaine canne ces prochains jours et je vais être sincère je me suis régalé tout ça m'a fait comprendre quel genre de canne il me faut merci encore de partager ta passion ????????

ahmed 15/02/2020 01:48

tres aimable a vous,elle est presente sur 3 sites francais dont NOOTICA ,merci encore.

Jérémie 17/12/2019 03:13

Tu vas vite devenir accroc :)

Zak 24/09/2018 16:40

Bonjour Jeremie. Je te demande toujours des conseils quand je veux acheter du matos. Cette fois je veux acheter un canne. Un ami ma conseille "enygma centinel". Mon besoin c'est les longues distances (100-150). En plus jai un ultegra, quest ce que tu pense de ce melange?

Jérémie 25/09/2018 13:59

Oui, certains d'entre eux m'ont déjà contacté :)

zak 25/09/2018 13:35

D'accord, maintenant je vois de quoi tu parle. Merci beacoup pour tes conseils!!
N.B il ya pas mal de pecheurs marocains qui connaissent ton blog!

Jérémie 25/09/2018 10:09

La puissance maximum de la canne sera de 200, 225 ou 250g et non 300g comme la Centinel.
Si c’est ton premier équipement en canne de surfcasting à proprement parler, alors privilégie un modèle semi-parabolique de puissance 100-200g ou 100-225g. Ce sera plus facile à lancer et elle t’aidera à progresser.

zak 25/09/2018 09:28

comment je vais reconnaitre un modele moins puissant.

Jérémie 24/09/2018 22:30

Je ne connais pas la Centinel mais je vois que c’est un modèle 100-300 à scion tubulaire. A première vue c’est une canne raide et puissante.
Charger une canne puissante demande une très bonne technique de lancer, faute de quoi tu n’obtiendras pas grand chose de convaincant et tu vas avoir mal au dos.
À ta place je partirai sur un modèle moins puissant et plus facile à charger qui sera plus confortable et te donnera de meilleurs résultats.

Dis-toi quand même que réussir à poser un appât à 150m nécessite d’optimiser le matériel (montages, fil du moulinet de faible diamètre) et pas mal d’entraînement au lancer. Il y a souvent une grosse différence entre la distance estimée et la distance réelle.

B 12/05/2018 15:20

Beaucoup d infos ! Super cool de ta part , un grand merci ;) !!

ken reina 31/07/2017 11:09

Pas de soucis Jérémie je te ferrai un c.r avec plaisir ;)

martin du 13 30/07/2017 15:37

Bonjour les pescadoux

Très bon article qui transpire l' expérience , pratiquant depuis tout petit , j' invite Ken a regarder et essayer les cannes Italcana dont je suis tombé amoureux dés le 1 er essai , dans les années 80 ...
marque que j 'ai adopté définitivement pour toutes les pêches Loup , dorades ,bonites ; dentis ...
Cette marque couvre tous les besoins spécifiques aux différentes pêches et techniques
Exemple , la clipper pour la dorade du bord ; le top !
Pour le surf mi lourd , l urania , la blak furi , ou l hexagon un peu chère c est vrai mais incomparable ! qui couvre toutes les variantes du surf ...
Pour la pêche en bateau , a la pierre la grasiosa est une merveille pour la dorade
la tuna short pour les dentis et pagres ...
je tiens a préciser que je suis pas un commercial de la marque , juste un passionné qui a connu deux époques distinctes avant et après ce matos incomparable !
Bien sur comme le précise Jérémie , c est la maîtrise de tous les paramètres qui déterminent le résultat final lors d ' une sortie , la météo , la lecture de la mer , les montages ...les appâts ...
A l' époque je plafonnais a 70 m en surf avec des marques classiques connues , lanceur plutôt puissant beaucoup de cannes ont explosé , quand je suis passé a Italcana je suis passé a 110 M sans me déboîter l épaule , et les résultats ont changé ...j' ai commencé a faire des "boucheries" de loups ...enfin !! et j ai jamais réussi a en casser une ...!! la distance en surf est importante les baïnes sont rarement a 50 m ..

Jérémie 31/07/2017 09:34

Envoi moi tes impressions quand tu les auras essayées. Tu pourrais même écrire un article.

ken reina 31/07/2017 08:32

Bonjour Martin j'ai vu ton message trop tard ! J'ai acheté finalement les Teklon team 450
pour 300 euros la paire neuve ce qui reste un excellent prix pour ce modèle de canne . Merci quand même pour ton renseignement !

Jérémie 30/07/2017 19:07

Italcanna a très bonne réputation mais reste une marque que l'on ne trouve pas partout. Saurais-tu nous dire ce que vaut le SAV de la marque ? (si tu as déjà eu à y faire appel).

ken reina 23/07/2017 00:00

Bonsoir et comme d'habitude super article bien détaillé !!!
Si tu avais le choix entre ces 2 modeles de cannes :
- Sunset aurica power 450
-Grauvell Teklon team 450

Tu pencherais de quel côté pour une utilisation mixte mer / océan ??

Jérémie 28/07/2017 22:16

J'ai 3 types de cannes pour ma part, ce qui prouve que je n'ai pas trouvé de modèle suffisamment polyvalent à mon goût :)
Un modèle pour la longue distance et la mer un peu formée, un autre plus sensible pour la pêche d'été et plus longue pour lancer de longs montages à 3 empiles, et un dernier modèle sensible et plus souple pour la pêche du mulet.

ken reina 28/07/2017 20:46

Bonsoir je te remercie pour tes infos . Si jamais tu as des avis sur cannes polyvalentes je suis prenneur :)

Jérémie 23/07/2017 05:21

Hello, je n'ai jamais eu la Teklon Team en main alors je vais avoir du mal à te conseiller.
La Aurica Power et la Mytica Power sont des évolutions de la Ocean Peak. Si ma mémoire est bonne il s'agit d'une canne à scion tubulaire à la fois légère et un peu raide assez polyvalente avec laquelle tu peux dé-grappiner assez facilement. Elle peut manquer un peu de sensibilité pour la Méditerranée mais devrait bien convenir à l'océan. Peut-être que la Teklon aussi te donnera satisfaction, il faudrait que tu les prennes en main en magasin pour faire ton choix.
Le SAV de Sunset est très bon et très rapide. Pour Grauvell, je ne sais pas.